Les missions des Centres Nationaux de Référence ont été définies par l’arrêté du 29 novembre 2004 fixant les modalités de désignation et les missions des CNR pour la lutte contre les maladies transmissibles. Le CNR Papillomavirus est désigné par le Ministère en charge de la Santé, et notamment par la Direction Générale de la Santé (DGS) et par Santé Publique France (SPF)​, pour assurer la surveillance microbiologique des infections à papillomavirus.
Dans le contexte de la mise en œuvre de la vaccination contre les infections par les papillomavirus et de la généralisation du dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, le CNR Papillomavirus contribue à la surveillance des papillomavirus humains en France.

Les missions spécifiques du CNR Papillomavirus ont été définies par le cahier des charges de l’appel à candidature du 19 juin 2016 pour la nomination des centres nationaux de référence pour la période 2017-2021.

  • 1. Expertise

    • Contribuer à l’évaluation des performances (sensibilité, spécificité) des méthodes de biologie moléculaire permettant le génotypage des papillomavirus oncogènes ou non, incluant les trousses commerciales ;
    • Suivre les génotypes responsables des infections précancéreuses ou cancéreuses du col de l’utérus ou d’autres cancers liés aux papillomavirus, tout particulièrement identifier l’émergence éventuelle de nouveaux génotypes ;
    • Réaliser l’étude génétique des souches d’HPV en cas d’infection par un HPV inclus dans le vaccin chez les vaccinés (séquençage et analyse phylogénétique) ;
    • Fournir aux laboratoires réalisant des PCR HPV ou des techniques de génotypage des HPV une assistance technique et biologique afin de garantir la qualité des résultats et organiser un contrôle de qualité dans ce but ;
    • Contribuer à la mise en place et à l’évaluation des techniques alternatives à la cytologie (recherche directe des HPV) dans le cadre de la généralisation du dépistage organisé du cancer du col de l’utérus (plan cancer 20142019) et de l’évolution de la politique vaccinale (en particulier en cas d’utilisation du vaccin nonavalent) ;
    • Développer des outils virologiques pour évaluer la sensibilité des HPV aux antiseptiques et désinfectants.

  • 2. Conseil

    • Contribuer à la définition et à l’évaluation des politiques de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et contre les lésions précancéreuses et les cancers liés aux HPV, en particulier dans le cadre des groupes d’expertise ad hoc mises en place par les agences ou autorités sanitaires ;
    • Contribuer aux actions de formation continue en direction des professionnels de santé sur les infections à papillomavirus, en particulier l’histoire naturelle de l’infection, son diagnostic et la signification des différents examens anatomopathologiques et virologiques.

  • 3. Contribution à la surveillance épidémiologique, en lien avec l’agence nationale de santé publique

    • Développer un réseau représentatif de laboratoires pratiquant des examens virologiques (détection et génotypage des HPV) dans le but de mettre en place une base de données nationale. Les résultats seront accompagnés d’informations de nature épidémiologique ;
    • Contribuer aux études épidémiologiques concernant les infections HPV et les lésions précancéreuses ou cancéreuses qui y sont associées chez les immunocompétents et les immunodéficients (infectés par le VIH, greffés) et les populations vulnérables ;
    • Contribuer aux réseaux internationaux de surveillance des HPV, notamment européens ;
    • Fournir à l’agence nationale de santé publique les données nécessaires concernant le profil génotypique des HPV circulants chez les femmes et les hommes.

  • 4. Contribution à l'alerte

    • Signaler à l’agence nationale de santé publique tout phénomène inhabituel, à titre d’exemple : apparition d’un nouveau génotype ou d’un génotype rare, augmentation de la fréquence de lésions précancéreuses ou cancéreuses liées à un génotype donné.