LA MALADIE

Les papillomavirus sont des virus très communs qui peuvent infecter la peau et les muqueuses. Il existe plus de 200 types de papillomavirus dont environ 40 peuvent infecter les organes génitaux des hommes et des femmes. La plupart des types sont bénins, c’est-à-dire qu’ils ne causent pas de cancers. Ils peuvent, en revanche, causer des verrues ou condylomes et des changements cellulaires modérés.
Une vingtaine de types d’HPV peuvent être à l’origine d’anomalies cellulaires modérées ou sévères, de lésions pré-cancéreuses et de cancers. Ces HPV sont responsables du cancer du col de l’utérus, mais aussi de cancers de l’oropharynx, du canal anal, de la cavité buccale, du larynx, de la vulve, du vagin, et du pénis. Tout le monde est donc concerné par les papillomavirus.

RECOMMANDATIONS AU PUBLIC

La plupart du temps, l’infection par les papillomavirus ne donne aucun signe de maladie : elle est silencieuse et disparaît spontanément en un à deux ans. Cette infection s’acquiert au début de la vie sexuelle et elle est le plus souvent inapparente : elle ne donne ni symptôme ni lésion. Dans la plupart des cas, les femmes et les hommes qui ont une infection par le papillomavirus ne savent pas qu’ils sont infectés. Comme ils sont tout de même porteurs du virus, ils peuvent transmettre le virus à un partenaire sexuel sans le savoir.

Comme le rappelle l’Institut National du Cancer (INCa), la meilleure prévention contre le cancer du col de l’utérus est une combinaison de la vaccination contre les HPV au moment de l’adolescence, et d’un dépistage régulier par frottis de 25 à 65 ans. L’INCa a encore lancé une campagne de sensibilisation en 2019 pour la prévention du cancer du col de l’utérus, qui touche encore 3000 femmes, et en tue 1100, chaque année en France : https://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Prevention-et-depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus .

RECOMMANDATIONS AUX PROFESSIONNELS DE SANTÉ

Le CNR HPV met à la disposition des professionnels son activité d’expertise de détection des HPV dans les lésions ano-génitales, cutanées ou des voies aéro-digestives supérieures.

Par ailleurs, les industriels du diagnostic offrent une très grande gamme de trousses de détection des papillomavirus humains. Afin d’aider les laboratoires d’analyses ou les structures d’anatomie et cytologie pathologiques qui réalisent des tests HPV, le CNR tient à jour une liste des trousses validées pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et des milieux liquides utilisables avec ces trousses. Cette liste est disponible en cliquant sur l’image ci-dessous.